Le blogue de l'Église catholique de Québec
dimanche 29 juin 2008
Par Yves Fecteau,
dimanche 29 juin 2008 à 20:41 :: Actualités
Un grand rassemblement des bénévoles du CEI 2008 s'est déroulé aujourd'hui en ce dimanche de la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul. En ce lendemain du Congrès eucharistique international de Québec, ce fut une occasion de prolonger en quelque sorte la joie de célébrer une si grande réussite.
Dès son entrée dans l'enceinte du Pavillon de la Jeunesse d'ExpoCité où avait lieu le rassemblement pour la Fête de reconnaissance des bénévoles, le cardinal Ouellet a été chaudement applaudi. Nul doute qu'il personnifie le grand artisan de cette éclatante réussite qu'a été le Congrès eucharistique, sans rien enlever évidemment aux mérites réels des autres responsables et aux milliers de bénévoles!
Je me permets de vous présenter quelques extraits de son homélie qui est venu comme marquer d'une façon particulière l'immense reconnaissance du cardinal Ouellet pour le travail extraordinaire de tous les bénévoles.
D'entrée de jeu, le cardinal Ouellet a souligné au début de son homélie que «cette solennité de saint Pierre et saint Paul à Québec, au lendemain du Congrès eucharistique international, me semble la plus belle de ma vie», en suscitant les applaudissement de l'assemblée. Il a poursuivi en disant que «cette fête de saint Pierre et de saint Paul sur les lieux mêmes de la Cité eucharistique, est d'abord un hommage aux bénévoles qui se sont investis généreusement au service gratuit de cette grande mission eucharistique diocésaine. Sans vous, a-t-il poursuivi, l'Eucharistie, don de Dieu, aurait manqué de mains, de pieds, d'imagination, d'accueil, d'ordre, de discipline, d'efficacité, mais surtout de coeurs vaillants pour s'insérer dans cette merveilleuse fraternité universelle qui nous a unis pendant huit jours à 12,000 congressistes, à 20,000 protagonistes de la procession du Très Saint Sacrement et à 60,000 témoins enthousiastes de la Statio Orbis sur les Plaines d'Abraham. Vous avez été les héros volontaires et souvent cachés de cette grande aventure spirituelle. Au nom du Saint-Père Benoît XVI et en mon nom personnel, je vous exprime la gratitude de l'Église universelle pour votre contribution essentielle et combien appréciée».
Ce grand rassemblement d'aujourd'hui des milliers de bénévoles du CEI 2008 était sans doute le dernier rassemblement des artisans de cet événement spirituel extraordinaire que fut le Congrès eucharistique. Celui-ci fut une occasion de partager, comme a dit Monseigneur Ouellet, «le trésor de la foi chrétienne que les Apôtres nous ont transmis et dont nous avons renouvelé l'expérience ces jours bénis avec l'aide des pèlerins du monde entier».
Le cardinal Ouellet n'a pas manqué encore une fois de soulevé l'assemblée en évoquant à nouveau le «déluge de grâces (de la Statio Orbis) qui restera gravé dans notre mémoire grâce à l'apothéose finale aussi impressionnante qu'inattendue!».
Comme fruit spirituel immédiat accordé par Dieu, Monseigneur Ouellet, a parlé du renouvellement de «notre foi en l'Eucharistie et l'Église comme un unique mystère», en ajoutant la prière «que cette foi soit renouvelée pour tout notre peuple». Il a tenu à souligner que le succès éclatant du Congrès eucharistique est aussi le résultat «d'abord et avant tout de la prière silencieuse, cachée, persévérante, efficace de milliers de personnes , de couvents, de malades, de vieillards, de pauvres, de jeunes et d'enfants qui se sont engagés devant Dieu avec insistance à obtenir ce miracle eucharistique de Québec 2008, un miracle de libération, de revitalisation, non seulement pour les participants et participantes, mais aussi, progressivement, pour notre peuple assoiffé de la Parole de Dieu et du Pain de Vie. C'est du moins notre espérance et notre prière pour les retombées à long terme du Congrès».
Le cardinal Ouellet a poursuivi son homélie en formulant une autre prière: «Que notre communion eucharistique de cette fête fortifie encore davantage notre attachement au Christ ressuscité et à l'Église son épouse bien-aimée».
Il a terminé son message en s'adressant à l'assemblée en ces termes : «Chers amis, je vous invitais tout-à-l'heure à élargir notre action de grâce en reconnaissant le bénévolat de notre grande communauté diocésaine qui s'est généreusement mise au service de l'Église universelle. Nous sommes fiers de pouvoir dire ensemble ''Mission accomplie''. Je crois que notre Église bien-aimée ne sera jamais plus la même après cet événement. Elle restera un phare eucharistique pour l'Amérique et pour le monde, un don de Dieu pour la vie du monde. Vivons et partageons la joie d'une Nouvelle Alliance et d'une grande espérance. Dieu en sois loué éternellement. Amen. Alléluia!»
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mardi 24 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mardi 24 juin 2008 à 16:27 :: Actualités
Le cardinal Ouellet, dans son homélie à la messe qu'il présidait à l'église Saint-Jean-Baptiste de Québec et en ce jour de la Fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste, et comme dans une forme de bilan, a longuement évoqué le grand évènement du CEI 2008 que nous venons tout juste de vivre et de célébrer.
«Au lendemain du Congrès eucharistique international de Québec, dit-il, je suis encore tout habité par les images inoubliables de 12,000 pèlerins qui ont rempli le Colisée pendant sept jours, de même que par les 60,000 fidèles qui ont bravé la pluie sur les Plaines d'Abraham afin de couronner cette semaine de prière et de fraternité et de renouveau spirituel».
En cette journée de la Fête nationale du Québec et aussi en cette journée où l'Église commémore la Nativité de saint Jean Baptiste, patron spécial des canadiens-français, monseigneur Ouellet a fait référence à l'homélie du Saint-Père prononcée à la messe de la Statio Orbis en disant que «le Pape Benoît XVI a rappelé dans son homélie en directe que ce don de l'Eucharistie a marqué l'histoire de notre pays grâce aux témoignages des nombreux saints et saintes qu'il a suscités et nourris».
Dans un esprit de reconnaissance pour l'expérience du CEI 2008, le cardinal Ouellet a souligné que «ces jours de grâces (...) porteront beaucoup de fruits et resteront gravés dans la mémoire de ceux et celles qui les ont vécus ou qui en ont entendu parlé».
En donnant quelques statistiques, il a révélé que durant le Congrès eucharistique, un total de 46 cardinaux, 250 évêques et 1200 prêtres ont assisté à un moment ou l'autre aux différentes activités du CEI, dont à la longue procession au début de la messe de la Statio Orbis. Comme l'a dit le cardinal, cette longue procession nous a «aidé à prendre conscience justement de l'Église Universelle qui était avec nous représentée par ces évêques des cinq continents».
Il n'a pas manqué de faire sourire l'assemblée en évoquant «le déluge final» de la messe de dimanche qui, a-t-il dit, «n'a fait qu'intensifier la communion entre tous et toutes en supprimant toutes les formalités!». Il a poursuivi sur la même veine en citant un journal qui a titré : «Un déluge de grâces» et en disant que «peut-être sans se rendre compte à quel point c'était exacte». Des applaudissements nourris de la part de l'assemblée ont suivi!
Dans les derniers jours, le cardinal Ouellet a reçu de nombreux témoignages de «gratitude et d'affection de la part du public». Il les a accueillis non pas pour lui-même mais pour tous les bénévoles qui ont contribué au succès de l'événement. Il a parlé de «l'organisation impeccable et (de) la beauté de la liturgie qui ont aidé à vivre des expériences spirituelles émouvantes et profondes».
Il a aussi tenu à souligner qu'il n'oubliera jamais «la clameur de la foule au terme de l'ordination des douze prêtres au Colisée. J'y ai vu, a-t-il poursuivi, un message clair et enthousiaste en faveur de nouvelles vocations, et le Saint-Père Benoît XVI a lancé un appel dans le même sens. Puissions-nous y répondre en priant plus intensément à cette intention dans les familles, les paroisses et les communautés. Le don par excellence de l'Eucharistie est inséparable du don du sacerdoce».
Le cardinal Ouellet a aussi parlé de ce qu'il ressent présentement comme «un tournant dans l'histoire du Québec. Un tournant vers une appréciation plus équilibrée de notre histoire collective et en particulier de notre patrimoine religieux vivant».
Il a exprimé sa fierté vis-à-vis les bénévoles et les équipes qui ont préparé le Congrès eucharistique 2008. Il a nommé tout spécialement le secrétaire général, monseigneur Jean Piché ainsi que soeur Doris Lamontagne, secrétaire générale adjointe, qui, comme l'a dit le cardinal Ouellet, «ont porté depuis plus de deux ans la fatigue quotidienne» de la coordination des préparatifs du CEI, sans oublier ses évêques auxiliaires qui se sont investis totalement aussi de leur côté».
Des applaudissements bien marqués ont suivi lorsque le cardinal a affirmé «que notre Église a été à la hauteur de sa mission en cette circonstance».
À la suite des invités qui ont témoigné et «qui nous ont édifiés, émus» durant le Congrès eucharistique, notre premier pasteur nous invite à être «nous aussi des émules de Jean Baptiste, le prophète, qui n'a pas hésité à prêcher jusqu'au bout, à témoigner jusqu'au martyr pour annoncer la venue de l'«Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde».
Je termine par ces mots du cardinal Ouellet qui s'inscrivent bien dans la ligne des paroles entendues durant tout le dernier Congrès eucharistique et qui résonnent encore dans nos oreilles et dans nos coeurs:
«Accueillons maintenant, dans quelques instants, le don par excellence que Jésus Christ fait de lui-même dans la Sainte Eucharistie afin que par Lui nous ayons la vie en abondance, nous ayons en nos coeurs le souffle de Dieu, qui est un souffle de résurrection, qui est un souffle d'amour, qui fait toute chose nouvelle, et qui nous rejoint à tout âge, que nous soyons jeunes, que nous soyons âgés, que nous soyons dans la force de l'âge.
Eh bien, il y a une énergie spirituelle d'amour et d'espérance qui nous est donnée à travers la Sainte Eucharistie et qui nous permet de rendre chacune de nos semaines plus belles et qui nous permet de rendre chacune de nos fêtes, et en particulier la Fête Nationale, plus pleine de sens, car nous y reconnaissons ensemble le «Don de Dieu pour la vie du monde. Amen.»
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dimanche 22 juin 2008
Par Yves Fecteau,
dimanche 22 juin 2008 à 20:05 :: Actualités
D'abord il faut dire bravo aux nombreux bénévoles et techniciens qui ont contribué à mettre au point le site et les équipements nécessaires à la célébration de la messe de la Statio Orbis et aussi pour assurer la diffusion de l'homélie du Saint-Père. Il s'agit sans aucun doute selon moi d'une prouesse technique digne de mention. Il ne faut pas oublier dans quelles conditions météorologiques tout le montage a du s'effectuer. Bravo et merci!
 En raison de la pluie qui a continué de s'abattre sur nous en cette dernière journée du CEI 2008, et particulièrement durant la célébration de la messe, je n'ai pu prendre quelques photos qu'au moment de la procession d'entrée. Je vous présente celle de l'arrivée du président de la célébration, son Éminence le cardinal Josef Tomko accompagné du cardinal Marc Ouellet. De toute façon, vous pouvez déjà revoir et entendre à nouveau l'homélie du Saint-Père déjà mise en ligne sur ECDQ.tv. Alors, profitez-en!
L'homélie de Benoît XVI constitue en elle-même tout un programme catéchétique dont je crois personnellement qu'il faudra s'inspirer à l'avenir, ici comme ailleurs sans doute. Ce Congrès eucharistique international aura été une occasion extraordinaire de «visiter» et d'approfondir notre compréhension de ce grand mystère et de ce grand trésors de notre foi. Benoît XVI souligne dans son homélie que «l'Eucharistie est notre plus beau trésors. Elle est le sacrement par excellence.» En cela, Benoît XVI s'inscrit bien dans la continuité des contenus des conférences et des enseignements que nous avons reçus tout au long de ce magnifique Congrès. Il poursuit en disant qu'«il est donc particulièrement important que les pasteurs et les fidèles s'attachent en permanence à approfondir ce grand sacrement». Il nous trace ainsi la ligne d'un programme qui doit se poursuivre au-delà de ce Congrès. Il a également parlé de la fécondité de l'Eucharistie dans notre vie personnelle, dans l'Église et dans le monde.
Comme le thème de l'engagement a été très fréquemment souligné durant le Congrès, Benoît XVI en rajoute en disant que l'Eucharistie «nous appelle à nous engager avec tous nos frères pour faire face aux défis présents et pour faire de la planète un lieu où il fait bon vivre. Pour cela il nous faut sans cesse lutter pour que toute personne soit respectée depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, que nos sociétés riches accueillent les plus pauvres, leur redonnent toute leur dignité, que toute personne puisse se nourrir et faire vivre sa famille.»
En anglais dans son homélie, le Pape nous invite à relire et à ré-étudier notamment les textes du Concile car dit-il «de cette façon nous arriverons tous à une meilleure compréhension de l'Eucharistie dans tous ses aspects pour la vivre avec le plus d'intensité. Chaque phrase, chaque geste a sa propre signification et dégage un mystère».
Enfin le Saint-Père exprime un souhait qui semble pour lui d'une grande importance en affirmant qu'il «espère sincèrement que ce Congrès servira à encourager tous les fidèles à s'engager au renouveau de la catéchèse eucharistique afin qu'ils puissent eux-mêmes être plus conscients de l'Eucharistie et puissent à leur tour enseigner aux enfants et aux jeunes à reconnaître ce mystère central de la foi et bâtir leur vie autour de ce mystère».
Je vous invite donc à voir ou à revoir la diffusion de son homélie qui mérite d'être accueillie et méditée sérieusement.
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Par Yves Fecteau,
dimanche 22 juin 2008 à 09:10 :: Général
Les jeunes adultes ont répondu très nombreux à l'invitation pour une dernière grande soirée de prière et d'adoration au Pavillon François-de-Laval. Son éminence le cardinal Josef Tomko, légat du Pape Benoît XVI présidait la soirée en compagnie du cardinal Marc Ouellet. Comme prévu et au grand plaisir de l'assemblée, le Pape Benoît XVI a présenté en différé une courte allocution très appréciée des participants, en français et en anglais.
J'ai malheureusement manqué l'allocution du cardinal Ouellet du début de la célébration. Nous pourrons sans doute la voir prochainement sur ECDQ.tv. À suivre...

De son côté, le cardinal Tomko a repris plusieurs des thèmes sur l'Eucharistie déjà évoqués au cours de la semaine mais avec des accents particuliers et très forts sur le réalisme du mystère eucharistique. Comme pour exclure toute conception réductrice du mystère eucharistique, il a souligné que «les paroles de Jésus dans l'Évangile sont très explicites, univoques et claires ''Je suis le Pain vivant descendu du cile, qui mangera de ce Pain vivra à jamais et le Pain que je donnerai , c'est la chair pour la Vie du monde''». Il a poursuivi en disant : «Attention, ce n'est pas un discour imaginatif, poétique, symbolique. Ce sont des affirmations réalistes, concrètes, exigeantes. (...) L'Eucharistie, ce n'est pas une chose, c'est la personne vivante de Jésus Christ».
Avec une grande habilité pour interpeller les jeunes présents, il a insisté en disant qu'«il est grand le mystère de la foi. Si on le croit, alors on a beaucoup à faire, à adorer, a méditer et à contempler, à aimer, louer, chanter, prier en silence et à en témoigner publiquement». En définitive, il s'agit de tout un programme personne pour une vie de foi priante, active et missionnaire.
Dans une invitation directe aux jeunes à célébrer la vie, le cardinal Tomko a dit : «On doit le souligner encore une fois : Toi, cher ami, tu peux retrouver le sens de la vie, la mission de vivre. Tu peux découvrir un autre monde, le monde de la foi.»
Le Saint-Père Benoît XVI, vers la fin de la première partie présidée par les deux cardinaux, est intervenu en différé en revenant sur le thème de la vie et en s'adressant personnellement aux jeunes présents : «''J'ai quelque chose à te dire'' (Lc 7, 40). En effet, toute parole de l'Écriture est pour nous une parole de vie qu'il faut écouter avec beaucoup d'attention». Il a insisté sur le dimension missionnaire en soulignant que le Christ «nous envoie dans le monde pour être porteur de sa paix et de son message d'amour. N'ayez pas peur d'annoncer le Christ aux jeunes de votre âge. Montrez-leur que le Christ n'entrave ni votre vie ni votre liberté».
À la fin de l'allocution du Saint-Père, les jeunes l'ont longuement ovationné en signe d'appréciation et réception de son message.
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samedi 21 juin 2008
Par Yves Fecteau,
samedi 21 juin 2008 à 12:36 :: Actualités
Au lendemain d'une procession historique dans les rues de Québec, avait lieu hier soir la majestueuse célébration de l'ordination sacerdotale de douze nouveaux prêtres de l'Église devant une autre grande foule qui remplissait presque le Colisé Pepsi.
Ce fût sans aucun doute l'un des grands moments de ce Congrès jusqu'à présent. À vrai dire, il y a eu déjà plusieurs grands moments depuis le début du Congrès eucharistique mais celui de la célébration d'hier était particulier de par sa nature même.
Au coeur de l'événement que nous vivons, une ordination sacerdotale de douze nouveaux prêtres est un signe d'espérance, et j'ose penser qu'il est aussi un signe prophétique pour notre Église du Québec tout spécialement mais aussi pour l'Église universelle. Le Cardinal Tomko, légat pontifical, présidait la célébration. Il a notamment souligné dans son homélie que sans Eucharistie il ne peut y avoir de sacerdoce, et en même temps, sans sacerdoce, il ne peut y avoir d'Eucharistie. Les deux réalités naissent en même temps à la Cène du Seigneur la veille de sa passion.
Le sacerdoce est donc aussi un «don de Dieu pour la vie du monde». L'assemblée qui était toute attentive à la célébration semblait bien le percevoir et le réaliser à en juger par ses réactions spontanées aux paroles du Cardinal Tomko mais aussi aux paroles du Cardinal Ouellet qui a tenu à s'adresser à l'assemblée pour inviter tout le peuple de Dieu a redoubler d'ardeur dans la foi et la prière pour susciter de nouvelles et nombreuses vocations dont l'Église à besoin.
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vendredi 20 juin 2008
Par Yves Fecteau,
vendredi 20 juin 2008 à 18:04 :: Général
Monsieur Flores, fondateur de l'École d'Évangélisation Saint-André, a livré un témoignage plutôt imagé et coloré ce matin sur le thème qui lui est cher, celui de la Parole de Dieu. Sans presque utiliser de notes, il a réussi à captiver son auditoire par son dynamisme, par la simplicité de son langage et surtout par l'ardeur et la conviction qui l'animent. Il a réussi en quelque sorte à nous communiquer le feu qui le brûle, ou à tout le moins, à susciter en nous le désir de brûler comme lui au feu de la Parole de Dieu.
Il a raconté son expérience de conversion en donnant l'exemple des disciples d'Emmaüs pour dire que c'est aussi au contact de la Parole de Dieu que son coeur a commencé à «brûler».
«En premier lieu, Il (le Seigneur) a fait brûler mon coeur par le feu de sa Parole. Çà, c'était le commencement. L'Eucharistie a deux parties, la Liturgie de la Parole et la Liturgie Eucharistique. Jésus a célébré avec les disciples d'Emmaüs durant le chemin pour leur enseigner l'Écriture, pour leur montrer quel était le plan de Dieu, mais surtout pour leur brûler le coeur par le feu de sa Parole».
Monsieur Flores a poursuivi son témoignage en utilisant un steak gelé (il en a montré un vrai en se frappant la tête avec!) pour montrer que c'est (ou c'était) lui le «steak gelé». Ce «steak gelé» (lui-même ou nous parfois!) doit donc être chauffé au «barbecue» de la Parole de Dieu en répandant une bonne odeur qui attire, la bonne et douce odeur du Christ, en citant saint Paul.
Et il a continué comme cela tout son témoignage, qui a tout de même été bref. À voir sur ECDQ.tv dès que possible!
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Par Yves Fecteau,
vendredi 20 juin 2008 à 14:20 :: Actualités
Le Cardinal Ouellet, qui concélébrait à l'autel comme à son habitude depuis le début du CEI, a surpris toute l'assemblée par son intervention spéciale.
Il a en effet fait venir autour la scène tous les jeunes du Service jeunesse qui sont au nombre d'environ 130. Il a d'abord souligné les précieux services tant techniques que d'évangélisation qu'ils rendent depuis plusieurs semaines en les invitant à poursuivre après le CEI dans leur milieu respectif leur travail missionnaire. Puis il leur a posé solennellement une question en les interpellant directement sur leur désir et leur volonté de s'engager activement comme missionnaire de l'Évangile après le Congrès. Ils ont tous spontanément clamé leur réponse positive! 
Par la suite, le Cardinal Ouellet s'est adressé en espagnol, en anglais et en français à toute l'assemblée et aussi à tous les téléspectateurs du monde en formulant, sur un ton aussi solennel, la même interpellation et la même question. D'un seul coeur et dans l'enthousiasme, l'assemblée a donné la même réponse que les jeunes!
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Ce fût un autre moment fort de l'avant-midi après l'excellente conférence du Cardinal Toppo, archevêque de Ranchi en Inde et aussi du très coloré témoignage de monsieur José H. Prado Flores, fondateur de l'École d'évangélisation Saint-André. Ne manquez pas de visionner leurs interventions dès que disponibles sur ECDQ.tv si vous n'avez pu les voir en direct.
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jeudi 19 juin 2008
Par Yves Fecteau,
jeudi 19 juin 2008 à 23:51 :: Actualités
Ce matin, le témoignage de la soeur du cardinal vietnamien François-Xavier Nguyen Van Thuan, décédé en 2002 a été particulièrement émouvant et édifiant. Madame Élisabeth Nguyen Thi Thu Hong nous a relaté certains épisodes de la vie de son frère qui a été emprisonné durant 13 années dont 9 de celles-ci passées en isolation complète dans les cellules communistes. Il a été fait prisonnier à 48 ans et a été relâché à 61 ans. C'est à partir des lettres de son frère écrites alors qu'il était en prison que madame Thi Thu Hong fait son témoignage. À la suite de celui-ci, l'ouverture en septembre 2007 par Benoît XVI de la cause en béatification du cardinal Van Thuan paraît parfaitement justifiée.
Même en prison, il a toujours continué à célébrer l'eucharistie en cachette en se faisant apporter par sa famille un peu de vin qu'il utilisait avec une extrême parcimonie. Il ne prenait que trois goûtes de vin et une goûte d'eau dans le creux de sa main à chaque jour pour pouvoir célébrer l'Eucharistie.
Il a écrit que sa période de vie en prison a été d'une grande fécondité et grande richesse dans son ministère pastoral. Dans un moment de grande isolation et aussi de prière, alors qu'à 48 ans il se voyait incapable d'exercer son ministère, un soir, une voix dans son coeur se fait entendre clairement : « François, pourquoi tu te tourmentes ainsi? Tu dois distinguer entre Dieu et le travail de Dieu. Tu dois choisir Dieu seul, et non pas ses oeuvres».
Entassé dans un cargo avec 1500 prisonniers qui le menait dans le nord du Vietnam, François perçoit que ce cargo est devenu comme sa nouvelle «cathédrale» et que c'est dans celle-ci que le Seigneur lui demandait d'exercer son ministère, ce qu'il fit avec un zèle discret mais très efficace au point de convertir par la suite un grand nombre de prisonniers et de jeter les bases solides d'un dialogue avec les croyants des autres confessions religieuses du Vietnam.
Il rendait grâce au Seigneur que pendant plus de vingt ans, dans les années soixante-dix à quatre-vingt-dix, 300 à 400 prêtres étaient en prison comme lui et ont contribué à une oeuvre singulière et efficace d'évangélisation et de conversion auprès des prisonniers, en plus de contribuer au dialogue inter-religieux avec ceux qui partageaient les mêmes souffrances.
Je termine par cette citation de madame Thi Thu Hong qui concluait son témoignage:
«Puisse cet ancien prisonnier qui a vécu l'harmonie du ciel, l'amour de Dieu, la vie en plénitude au coeur du désespoir d'une prison, qu'il puisse nous guider de façon que nous puissions être comme les disciples d'Emmaüs qui ont dit : Seigneur, demeure avec nous et nourris-nous de ton Corps. Amen».
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mercredi 18 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mercredi 18 juin 2008 à 21:01 :: Actualités
Aujourd'hui, nous avons eu droit à l'éclatante manifestation d'une liturgie eucharistique catholique de rite byzantin présidée par Monseigneur Lawrence Huculak, archevêque éparchial des ukrainiens catholiques de Winnipeg et métropolite des ukrainiens catholiques du Canada.
J'ai été impressionné par la beauté de cette liturgie qui manifeste bien la grandeur de ce qui est vécu et célébré, c'est-à-dire la rencontre avec le divin comme son nom approprié de «Divine Liturgie» l'indique bien. Nos frères ukrainiens, comme ceux des différentes églises orientales, vivent la liturgie eucharistique en ayant pleinement conscience de la rencontre avec le divin, de la rencontre avec le sacré, comme un moment et un lieu de «contemplation de la gloire du Seigneur» selon l'expression de Mgr Huculak dans son homélie. Tout, dans les gestes, dans les paroles et dans les chants, dénote ce caractère sacré de la rencontre de Celui qui est le Créateur, le Dieu Trinitaire, Père, Fils et Esprit Saint.
C'est, selon moi, une heureuse initiative d'avoir invité nos frères ukrainiens catholiques à venir célébrer l'Eucharistie au CEI 2008 dans le respect de leur riche tradition. Nous faisons en effet tous partie de la même Église universelle unie au Pape Benoît XVI. Nous découvrons ainsi la riche diversité de la liturgie catholique qui sait respecter et accueillir les cultures et les modes d'expressions variés. Cela n'a malheureusement pas toujours été le cas comme l'a souligné Mgr Huculak dans son homélie en évoquant que «la diversité que nous expérimentons à cette réunion ce matin, n'a pas toujours été utilisé pour bâtir le Corps du Christ. Parfois, nous et ceux qui sont passés devant nous, avant nous, ont utilisé ces différents points de diversité comme raison pour traiter nos frères et soeurs injustement, pour les dénigrer, les humilier. Même la célébration de l'Eucharistie est parfois devenue un point de division plutôt qu'un lieu pour contempler la gloire du Seigneur Jésus (...).»
Monseigneur Huculak a poursuivi en disant que «Nous, membres des différentes églises catholiques orientales, sommes heureux de faire partie de ce Congrès eucharistique international, et nous sommes spécialement heureux de vous guider dans cette célébration de la Liturgie Divine dans le rite oriental.»
Je peux dire que le bonheur semblait bien partagé par toute l'assemblée qui a manifesté sa satisfaction à la fin de la célébration par des applaudissements nourris auxquels j'ai volontiers contribué.
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Par Yves Fecteau,
mercredi 18 juin 2008 à 16:23 :: Général
C'est le Cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie en Pologne qui a présidé hier à la célébration de l'Eucharsitie, accompagné notamment par le Cardinal Ouellet. Monseigneur Dziwisz est présentement à la tête du diocèse qui fût celui de Jean-Paul II avant son élection comme Pape.
Depuis le début du Congrès eucharistique nous assistons à des célébrations eucharistiques d'une grande beauté, très solennelles, préparées avec minutie et qui nous font participer d'une façon spéciale au mystère qui s'y déroule. C'est un défi énorme, selon moi, de célébrer dans la dignité le mystère eucharistique dans un lieu qui, de prime abord, ne s'y prête pas particulièrement.
Le Cardinal Dziwisz est certainement sensible à la beauté de la liturgie eucharistique et à son importance vitale pour tous les baptisés. Dans son homélie, il a tenu à nous faire réfléchir sur l'importance de la fidélité à participer à l'Eucharistie et sur les prescriptions de l'Église sur la célébration du Saint Sacrement. Voici à ce sujet un extrait de son homélie :
«Il faudrait se poser ici la question sur la fidélité à la liturgie eucharistique, sur l'obéissance à la tradition de l'Église dans la célébration de l'Eucharistie, (...), la question sur le sens de la fidélité aux prescriptions de l'Église concernant la célébration du Saint Sacrement.»
La participation des baptisés à la célébration eucharistique dominicale notamment est devenue le fait d'une petite minorité. La plupart de nos églises sont loin d'être bondées le dimanche ou la semaine. Il semble que la nécessité vitale de l'Eucharistie ne soit plus ressentie par tous. Si l'Eucharistie est «la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Église», il est donc urgent de vivre un nouvel élan de ferveur eucharistique en profitant du Congrès eucharistique international 2008 pour nous stimuler en ce sens, et en découvrant, ou en redécouvrant, toute la richesse de la liturgie eucharistique. Et la plus grande richesse n'est-elle pas justement la rencontre personnelle du Christ?
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mardi 17 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mardi 17 juin 2008 à 19:44 :: Actualités
C'est devant au moins 12,000 pèlerins congressistes réunis ce matin en cette troisième journée du CEI 2008 que le Père Nicolas Buttet, fondateur de la Fraternité Eucharistein, a livré un vibrant et percutant témoignage de son expérience de rencontre avec le Christ-Eucharistie. Sa communauté est essentiellement basé sur le Saint Sacrifice de la messe et sur l'adoration du Saint-Sacrement.
Il nous a relaté, avec parfois beaucoup d'humour, quelques expériences de conversions extraordinaires avec des gens, des jeunes en particulier, qu'il met en relation, en contact avec le Saint-Sacrement. Des jeunes qui ont vécu l'enfer de la drogue, de la prostitution, de la dépression et du rejet. Partout où il va, le Père Buttet est en mission en quelque sorte, et particulièrement ici au Québec à l'occasion du CEI 2008.
En réponse à une question de Zenit sur ce qu'il va dire au CEI, le Père Buttet répond :
«Je vais donc parler de ma rencontre avec Jésus-Hostie, mais aussi de la façon bouleversante avec laquelle mes expériences dans le monde m'ont amené à apporter Jésus à tant de personnes. Je me souviens de cette messe en Chine, célébrée au fond d'une étable, derrière les vaches pour que la police ne vienne pas nous chercher...Mais j'ai aussi demandé à plusieurs jeunes que nous accueillons dans notre communauté, des jeunes venant de la rue, du milieu de la drogue ou ayant vécu une dépression, de me décrire en quelques mots leur relation avec Jésus présent au Saint-Sacrement et ce que la messe et l'adoration leur apporte. J'en ferai donc part. Ma conclusion sera très claire : c'est l'heure de l'Eucharistie ! C'est le Kaïros, car c'est l'heure du Christ et dans l'Eucharistie nous avons Jésus et tout le mystère du salut.»
Voilà en substance le fond du message du Père Buttet, c'est Jésus-Eucharistie et sa rencontre dans le sacrifice de la messe et dans l'adoration. Et cela marche. Les jeunes en font l'expérience qui bouleverse leur vie. Voici un extrait d'un témoignage de la jeune Géraldine lu par le Père Buttet ce matin: «C'est dans la foi en la Parole de Dieu que je vais communier, que je vais adorer Jésus au Saint-Sacrement. Cette Parole est : «Ceci est mon Corps», et c'est sur cette foi que repose toute ma vie. C'est un besoin essentiel, vital pour moi de recevoir chaque jour Jésus dans la Sainte Eucharistie. C'est Lui qui est toute ma force, mon seul courage, toute mon espérance. (...) C'est le seul qui peut me donner le bonheur et me délivrer de tout mal».
Enfin, le Père Buttet, dans son langage imagé, parle de l'unité du Christ qui est «nu à la crèche, nu sur la croix et nu sur l'autel du Saint Sacrement». Cette unité du Christ, dit-il «est une Présence Réelle, vivante, vivifiante devant l'absurdité du mal, devant le gâchis de la haine, devant le gigantesque scandale de la souffrance», et que devant tout cela, poursuit-il, «Dieu a inventé une seule réponse, sa Présence».
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lundi 16 juin 2008
Par Yves Fecteau,
lundi 16 juin 2008 à 15:56 :: Citations
Dans son homélie de la messe de ce matin qu'il a présidée, et à la suite du trop bref mais très apprécié témoignage de Jean Vanier, le Cardinal Ouellet nous a tous interpellé, et surtout les décideurs politiques et économiques, pour une plus grande justice vis-à-vis les pauvres qui subissent les effets catastrophiques du prix exorbitant des denrées alimentaires de base comme le riz et le maïs. Il a lancé un appel pour une action immédiate pour venir en aide aux affamés du monde qui crient vers les plus nantis dont nous sommes. Je me permets de citer textuellement les paroles du Cardinal Ouellet dans ce passage percutant et aux accents dramatiques:
«Nous célébrons ce grand Congrès eucharistique au moment où s'abat sur l'humanité une crise alimentaire soudaine et désastreuse. Certaines denrées de base comme le riz et le maïs ont doublé ou triplé de prix en quelques semaines, au désespoir des pauvres qui n'ont plus la capacité d'acheter les denrées à des prix exorbitants. Cette situation est intolérable. Une action rapide et concertée des instances gouvernementales et des Nations Unies est nécessaire et urgente pour secourir les affamés et rétablir l'équilibre dans la production alimentaire et dans les échanges commerciaux.
Prions pour que le sens de la justice prévale sur l'appât du profit chez ceux qui détiennent le pouvoir économique.
Nous mêmes qui célébrons le Pain descendu du ciel, le Don de Dieu pour la vie du monde, nous ne pouvons pas nous rassasier de ce Pain de vie sans nous préoccuper du sort des affamés.
Cherchons à connaître les causes de cette crise alimentaire et à réclamer une action politique tout en nous engageant pour une plus juste circulation des aliments de base, sans oublier l'eau, afin que les plus pauvres ne soient pas exclus de la table commune.»
Comme quoi, nos célébrations eucharistiques, dont celles du CEI 2008, doivent nous amener à porter nos regards vers la partie trop grande de l'humanité qui souffre de la faim notamment et surtout nous conduire à nous engager concrètement et rapidement dans le sens présenté par le Cardinal Ouellet.
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Par Yves Fecteau,
lundi 16 juin 2008 à 14:13 :: Actualités
Hier avait lieu, en présence d'une assemblée de pèlerins estimée à 14,000 personnes, l'ouverture éclatante du 49e Congrès eucharistique international à la Cité eucharistique, plus précisément au Colisée Pepsi. Une célébration grandiose de quatre heures dans un Colisée presque bondé avec une assistance attentive et recueillie qui n'a rien voulu manquer du début à la fin.
Comme prévu, la célébration a été présidée par le Cardinal Josef Tomko entouré de quelques cardinaux dont le Cardinal Ouellet. Cette célébration d'ouverture du CEI 2008 restera gravée dans les mémoires. Préparer et réaliser une célébration d'une telle ampleur était tout un défi qui a été relevé avec brio.
Après une introduction protocolaire des pièces musicales et une chorégraphie mettant en présence des figures géantes de l'histoire religieuse du Québec ont grandement impressionné l'assistance. La photo illustre un peu la chose en présence du compositeur connu Robert Lebel «accompagné» par monseigneur François de Laval!
De son côté, le Cardinal Josef Tomko a souligné dans son homélie que le Christ dans l'Eucharistie ne nous fait pas un don appartenant à ce monde mais qu'Il se donne lui-même en personne. Il a répété qu'«il est grand le mystère de la foi», expression que nous redisons à chaque célébration eucharistique comme pour nous inviter à toujours entrer de plus en plus profondément dans la réalité mystérieuse mais bien réelle qui se déroule à chaque fois dans la messe célébrée.
Il a aussi poser les questions fondamentales sur notre monde, d'où vient-il et où va-t-il? Il a souligner que nous avons besoin d'une présence supérieure pour illuminer notre chemin, et cette présence c'est le Christ qui se donne dans l'Eucharistie. Le CEI, a-t-il poursuivi, est une occasion de se pencher sur le sens de notre existence et de notre mort, de l'importance vitale de l'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde.
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samedi 14 juin 2008
Par Yves Fecteau,
samedi 14 juin 2008 à 09:54 :: Actualités
Le Symposium international de théologie sur l'Eucharistie s'est poursuivi et s'est terminé hier. Les exposés de cette troisième journée étaient tous de grande valeur. Deux de ceux-ci ont été fait par des pasteurs dont l'un est de l'Inde et l'autre de l'Algérie, donc de deux pays où les catholiques vivent et célèbrent l'Eucharistie parfois au péril de leur vie. L'exposé de monseigneur Henri Tessier, archevêque d'Alger a suscité une forte émotion dans l'assistance lorsqu'il racontait le martyr récent de religieuses assassinées alors qu'elles allaient ou revenaient de la messe. Un journaliste et un iman musulmans ont même été assassinés pour avoir exprimé de la sympathie envers les religieuses tuées.
L'exposé de monseigneur Thomans Dabre (à gauche sur la photo), évêque de Vasai en Inde, a lui aussi suscité un grand intérêt. Le titre de ce billet, «Le Christ est le désir des nations», est tiré de son exposé. Vivre et célébrer l'Eucharistie en Inde comporte aussi une dimension de témoignage dans un milieu de minorité extrême, les catholiques sont moins de 2 pour cent de la population indienne. De plus, là aussi il y a parfois des réactions très hostiles vis-à-vis les catholiques mais il s'agit d'actions menées par certains groupes extrémistes alors que dans l'ensemble, les catholiques entretiennent des rapports très positifs et cordiaux avec la population. Les catholiques de l'Inde sont très actifs dans les services sociaux, de santé et d'éducation ce qui est très reconnu et bien accueilli par les Indiens en général. On a qu'à penser à l'accueil fait à Mère Teresa et à toute son oeuvre, même encore aujourd'hui.
Il est juste d'affirmer que «le Christ est le désir des nations», il est juste aussi de dire que l'Eucharistie pousse au témoignage dans les conditions les plus diverses, mêmes hostiles.
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jeudi 12 juin 2008
Par Yves Fecteau,
jeudi 12 juin 2008 à 18:51 :: Actualités
Plus on tente de pénétrer davantage dans le «mystère de la foi» par excellence, c'est-à-dire dans l'Eucharistie et dans sa «fécondité», plus on se rend compte de son inépuisable richesse.
Aujourd'hui, les deux thèmes de l'unité et de la communion en lien avec l'Eucharistie ont été évoqués par certains conférenciers au Symposium international de théologie sur l'Eucharistie qui se tient à l'Université Laval. Je veux simplement le souligner.
Se sont deux thèmes qui selon moi ont une grande importance dans le contexte du dialogue oecuménique et aussi dans celui de l'unité à l'intérieur même de l'Église.
Dès le début du Symposium hier, et aujourd'hui encore, les conférenciers, dans leurs exposés, ont souvent fait référence à deux textes récents du Magistère de l'Église, c'est-à-dire à la Lettre encyclique Ecclésia de Eucharistia de Jean-Paul II et à l'Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis de Benoît XVI. Ces deux textes sont considérés comme très éclairants et même fondamentaux pour une bonne réception et une meilleure compréhension de l'Eucharistie notamment comme source d'unité et de communion.
À plusieurs reprises depuis quelques semaines sur ce site, j'ai cité des extraits de ces deux documents. J'ai également cité certains extraits du Document théologique de base pour le 49e Congrès eucharistique international 2008. Ces différents textes constituent autant de sources précieuses pour qui veut y puiser davantage et s'enrichir de l'enseignement récent de l'Église sur l'Eucharistie.
Le présent Symposium et le prochain Congrès eucharistique représentent deux occasions susceptibles de nous inciter à «visiter» ces textes pour nous en nourrir et aussi pour nous préparer à vivre pleinement ces événements pour en retirer tous les fruits spirituels possibles.
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mercredi 11 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mercredi 11 juin 2008 à 21:53 :: Actualités
C'est aujourd'hui que débutait le Symposium international de théologie sur l'Eucharistie qui se déroule à l'Université Laval du 11 au 13 juin. Il est organisé grâce au concours de la Faculté de théologie et de sciences religieuses.
Le Symposium, présidé par monsieur le Cardinal Marc Ouellet, se caractérise par la grande richesse de son contenu et par la grande qualité de ses conférenciers venus de plusieurs pays. C'est un excellent prélude au très prochain Congrès eucharistique en nous permettant, comme l'écrit le cardinal Ouellet dans son texte de bienvenu du programme officiel, «de mieux apprécier l'héritage dont nous sommes dépositaires et de renouveller nos langages pour rendre compte au monde d'aujourd'hui de l'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde».
Le Cardinal Angelo Scola, Patriarche de Venise, a prononcé la première conférence en nous faisant mieux saisir notamment la dimension trinitaire du mystère eucharistique. L'Archimandrite Job Getcha, de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, a abondé dans le même sens en soulignant que «si le Fils fait l'objet du mémorial eucharistique, c'est face au Père en invoquant l'Esprit que l'Église évoque l'oeuvre rédemptrice du Christ». Enfin, dans l'atelier 1 auquel j'ai participé, le Père Réal Tremblay, de l'Académie Alphonsienne de Rome, a développé le lien entre Parole et Sacrement à partir d'une réflexion du Cardinal Joseph Ratzinger sur les deux éléments constitutifs du sacrement que sont la «parole» et le «signe matériel». Si la Parole de Dieu est créatrice et fondatrice, c'est aussi elle qui nous convoque à l'Eucharistie, qui opère dans le sacrement eucharistique et qui nous envoi en mission par la suite, en nous appelant à la sainteté et au témoignage.
Parmi les quelques cinq cents participants, de nombreux cardinaux, évêques et prêtres étaient présents dont le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque du diocèse de Paris, le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, le Cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et de la Discipline des Sacrements et monseigneur Piero Marini, président du Comité Pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux.
Vivement la suite...
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mardi 10 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mardi 10 juin 2008 à 10:45 :: Citations
«Cohérence eucharistique», c'est le titre du paragraphe 83 de l'Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis du pape Benoît XVI sur L'Eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'Église.
Comme dans le thème du Congrès eucharistique, L'Eucharistie don de Dieu pour la vie du monde, le thème de la vie et de son lien avec l'Eucharistie sont évoqués tout au long de l'Exhortation Sacramentum Caritatis, notamment au paragraphe 83 qui se présente comme suit:
«83. Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié.»
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lundi 9 juin 2008
Par Yves Fecteau,
lundi 9 juin 2008 à 10:02 :: Général
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Il y a deux ans déjà, le Cardinal Ouellet nous donnait la prière suivante pour nous aider à se préparer spirituellement au prochain Congrès eucharistique international 2008 de Québec qui débutera dans quelques jours. Il me semble approprié plus que jamais de réciter régulièrement cette belle prière, très dense et qui dit et demande l'essentiel.
Dieu notre Père,
nous te bénissons et nous te rendons grâce
pour ton Fils Jésus,
don de ton amour pour la vie du monde.
Regarde ton Église
qui célèbre dans la joie et l'espérance
le 49e Congrès eucharistique international.
Renouvelle notre foi en la Sainte Eucharistie,
mémorial de la mort et de la résurrection de ton Fils.
Que ton Esprit Saint nous donne sa lumière et sa force
afin que nous soyons de fidèles témoins de l'Évangile.
Nourris-nous de ta Parole et de ton Pain de vie
afin qu'unis à Marie,
Mère de ton divin Fils et de l'Église
nous portions beaucoup de fruits pour le salut du monde.
Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen.
Imprimatur : Marc cardinal Ouellet, archevêque de Québec, le 19 juin 2006.
Nihil obstat : Jean Pelletier, p.h., chancelier, le 20 juin 2006.
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dimanche 8 juin 2008
Par Yves Fecteau,
dimanche 8 juin 2008 à 20:12 :: Citations
Aujourd'hui, dans l'Évangile, le Seigneur appelle Matthieu le publicain qui deviendra ainsi l'un de ses Apôtres et l'auteur du premier Évangile.

«Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : «Suis-moi.» L'homme se leva et le suivit.» (Mt 9, 9)
Cet appel du Seigneur est aussi adressé à chacun et chacune de nous, peu importe le milieu où nous nous trouvons, peu importe aussi l'état de notre coeur. La réponse de Matthieu est à la fois exemplaire et imitable. Suivre Jésus ne comporte pas nécessairement des gestes d'éclats aussi marquants que ceux de Matthieu, mais c'est souvent dans les petits gestes du quotidien faits avec amour que nous pouvons tous et toutes nous mettre à la suite de Jésus.
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samedi 7 juin 2008
Par Yves Fecteau,
samedi 7 juin 2008 à 21:18 :: Actualités
Les jours s'écoulent rapidement et le CEI 2008 est déjà presqu'à nos portes. Plusieurs responsables et bénévoles souhaiteraient encore plus de temps pour organiser les derniers préparatifs, ou bien mettre au point les derniers détails.
À cet égard, il faut tenir compte des nombreux aspects organisationnels, matériels et humains qui sont essentiels mais il y a aussi, dans la planification du CEI 2008, une dimension spirituelle qui est fondamentale. Il faut donc compter sur la foi et la prière pour un dernier élan de force et de ferveur avant et pendant le prochain Congrès eucharistique. L'organisation d'un tel événement dépasse largement nos simples forces ou capacités humaines. Le recours constant à la prière est essentiel. Il faut donc redoubler d'ardeur à ce chapitre dans les prochains jours. Nous avons bien sûr nos actions à mener mais, selon moi et c'est ma conviction profonde, une oeuvre comme celle du CEI 2008 doit être toujours portée dans la foi et la prière. Cela dit, le Seigneur ne peut que répondre à nos prières, par l'intercession de la Vierge Marie, pour faire du Congrès eucharistique international 2008 de Québec un grand succès pour notre Église du Québec et aussi pour l'Église Universelle.
C'est dans cette optique de supplication particulière que se sont déroulées depuis hier deux moments forts d'adoration et de prière, le premier hier soir à l'église Saint-Thomas-d'Aquin et le deuxième ce matin à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes à ces deux moments dont celui de l'adoration du vendredi soir comme cela s'est fait tous les vendredis soirs depuis janvier dernier. Ce matin, quelques centaines de personnes étaient rassemblées pour assister à la célébration eucharistique présidée par monsieur le cardinal Ouellet. Celui-ci a profité de la circonstance pour confier le prochain CEI 2008 à Notre-Dame-de-Guadalupe déclarée patronne des Amériques par le Pape Jean-Paul II et qui est particulièrement vénérée au Mexique où s'est déroulé le précédent Congrès eucharistique international en 2004, plus précisément à Guadalajara.
La messe de ce matin avait été précédée par une excellente présentation de la Vierge Marie et l'Eucharistie faite par madame Thérèse Nadeau-Lacour.
De plus, l'animation musicale était assumée avec brio par un groupe de la Famille Marie-Jeunesse.
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vendredi 6 juin 2008
Par Yves Fecteau,
vendredi 6 juin 2008 à 16:01 :: Actualités
Dans mon billet d'hier, je présentais une citation du Pape Jean-Paul II tirée de sa Lettre Encyclique Ecclesia de Eucharistia. Il évoquait la dimension «cosmique» des célébrations eucharistiques. Il y a certes dans chacune d'elles un mystère de communion qui nous dépasse, aux dimensions du ciel et de la terre.
Ce que nous nous préparons à vivre dans quelques jours avec le 49e Congrès eucharistique international 2008 à Québec est dans la même veine «cosmique» comme l'affirme avec justesse Jean-Paul II.
Sur un plan plus humain ou technique en quelque sorte, nous nous préparons aussi à vivre une expérience sinon «cosmique» mais planétaire et unique par la diffusion du CEI 2008 par internet à l'échelle du monde sur ECDQ.tv.
En effet, dans l'expérience plus que centenaire des Congrès eucharistiques internationaux, c'est la première fois qu'il y aura une diffusion planétaire d'un congrès eucharistique grâce au portail média ECDQ.tv de l'Église catholique du diocèse de Québec.
Tous les principaux événements du CEI 2008 seront accessibles partout dans le monde, là où il y aura un ordinateur branché sur internet. Dans un récent communiqué, Martin Bolduc, directeur technique et Valérie Cloutier, relationniste, à ECDQ.tv, nous informent que seront proposés tout au long du CEI 2008 des catéchèses, des témoignages, des reportages, des entrevues et des analyses, avec le concours de plusieurs spécialistes, le tout disponible en différé par la suite.
Il sera aussi très intéressant de suivre en directe l'homélie du Saint-Père Benoît XVI lors de le messe de clôture de la Statio Orbis le dimanche 22 juin.
Un autre élément original de la diffusion du CEI 2008 sur ECDQ.tv sera la possibilité de suivre plusieurs émissions en trois langues, soient en français, en anglais et en espagnol.
Donc, pour vous qui ne pourrez assister sur place à ce grand événement d'Église, vous pourrez y assister «comme si vous y étiez» en faisant partie du grand auditoire internet grâce à ECDQ.tv. C'est donc un rendez-vous important à mettre à votre horaire du 15 au 22 juin prochain. Entre temps, visitez notre site ou celui du CEI 2008 pour tous les détails et pour une bonne préparation.
Bon CEI 2008!
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jeudi 5 juin 2008
Par Yves Fecteau,
jeudi 5 juin 2008 à 20:02 :: Citations
Dans sa Lettre Encyclique Ecclesia de Eucharistia, le Pape Jean-Paul II, en évoquant ses célébrations eucharistiques, écrit au paragraphe 8 :
Ces cadres si divers de mes Célébrations eucharistiques me font fortement ressentir leur caractère universel et pour ainsi dire cosmique. Oui, cosmique! Car, même lorsqu'elle est célébrée sur un petit autel d'une église de campagne, l'Eucharistie est toujours célébrée, en un sens, sur l'autel du monde. Elle est un lien entre le ciel et la terre. Elle englobe et elle imprègne toute la création. Le Fils de Dieu s'est fait homme pour restituer toute la création, dans un acte suprême de louange, à Celui qui l'a tirée du néant. C'est ainsi que lui, le prêtre souverain et éternel, entrant grâce au sang de sa Croix dans le sanctuaire éternel, restitue toute la création rachetée au Créateur et Père. Il le fait par le ministère sacerdotal de l'Église, à la gloire de la Trinité sainte. C'est vraiment là le mysterium fidei qui se réalise dans l'Eucharistie: le monde, sorti des mains de Dieu créateur, retourne à lui après avoir été racheté par le Christ.
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mercredi 4 juin 2008
Par Yves Fecteau,
mercredi 4 juin 2008 à 21:56 :: Actualités
C'est ce qu'a déclaré le Saint-Père Benoît XVI aux représentants des pays réunis actuellement à Rome pour trouver des solutions à la grave crise alimentaire actuelle en raison des prix exorbitants de plusieurs denrées de base à l'échelle mondiale.
Le Pape, par l'intermédiaire du secrétaire d'État du Vatican, le Cardinal Tarcisio Bertone, a tenu à dire aux délégués que :
«Vers vous regardent des millions d'hommes et de femmes, alors que de nouveaux obstacles menacent leur survie et que des situations préoccupantes mettent en danger la sécurité de leurs pays. De fait, la mondialisation croissante des marchés ne favorise pas toujours la disponibilité des aliments et les systèmes de production sont souvent conditionnés par des limites structurelles, ainsi que par des politiques protectionnistes et des phénomènes de spéculation qui relèguent des populations entières en marge des processus de développement. A la lumière d'une telle situation, il faut redire avec force que la faim et la malnutrition sont inacceptables dans un monde qui, en réalité, dispose des niveaux de production, des ressources et des connaissances suffisantes pour mettre fin à de tels drames et à leurs conséquences.»
Le Saint-Père insiste en affirmant que la crise actuelle n'est pas causée par la nature mais qu'elle est d'origine purement humaine. Il en appelle à la sensibilité de tous:
«Cependant, comment rester insensibles aux appels de ceux qui, sur les différents continents, ne réussissent pas à se nourrir suffisamment pour vivre ? Pauvreté et malnutrition ne sont pas une simple fatalité, provoquée par des situations environnementales défavorables ou par de désastreuses calamités naturelles.»
«Toute personne a le droit à la vie, affirme Benoît XVI, : il est par conséquent nécessaire de promouvoir la mise en œuvre effective d'un tel droit, et l'on doit aider les populations qui souffrent du manque de nourriture à devenir graduellement capables de satisfaire leurs exigences d'une alimentation suffisante et saine.»
On voit bien que le Pape ne manque pas non plus de pointer un élément de solution particulièrement important, soit celui de la capacité de production des petits agriculteurs locaux :
«en outre, il faut augmenter la disponibilité en nourriture en mettant en valeur l'ingéniosité des petits agriculteurs et en leur garantissant l'accès au marché. L'augmentation globale de la production agricole ne pourra cependant être efficace que si elle est accompagnée de la distribution effective de cette production et (une allusion au détournement de la production agricole vers les biocarburants) si elle est destinée en priorité à la satisfaction des besoins essentiels.»
Espérons que les dirigeants politiques et économiques sauront entendre cet appel du Saint-Père et qu'ils sauront mettre en oeuvre les actions appropriées le plus rapidement possible. Trop de personnes meurent déjà de faim.
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