Le blogue de l'Église catholique de Québec
vendredi 23 juillet 2010
Par Soeur Thérèse,
vendredi 23 juillet 2010 à 16:20 :: Le blogue de soeur Thérèse
Une rumeur circule depuis quelques jours : M. le Cardinal Marc Ouellet serait nommé à Rome en remplacement du Cardinal Giovanni Battista Re. Nous n’osons y croire, cependant le 30 juin au matin, les membres du service diocésain sont convoqués par M. le Cardinal, qui confirme sa nomination comme Préfet de la Congrégation pour les Évêques et Président de la Commission pour l’Amérique latine. M. le Cardinal était au courant de cette promotion depuis mai… mais discrétion oblige ! Il ne nous en informe que lorsque le pape Benoît XVI l’annonce officiellement.
M. le Cardinal occupe déjà des fonctions très importantes au sein de la curie romaine : il est membre de plusieurs Congrégations : celle pour le Culte divin ; de la Discipline des Sacrements ; de la Congrégation pour l’éducation catholique et celle pour le Clergé. Il est aussi membre du Conseil pontifical pour l’Amérique latine, de l’Académie pontificale de théologie et du Conseil des cardinaux pour l’étude des problèmes organisationnels et économiques du Saint-Siège.
C’est un grand honneur qui rejaillit sur le Québec que l’un de ses citoyens soit promu à un tel poste. Félicitations, cher Cardinal Ouellet !
Le 15 août prochain, fête de l’Assomption, aura lieu la dernière célébration eucharistique officielle du cardinal en la basilique Sainte-Anne de Beaupré, célébration rehaussée par la présence du représentant du Pape au Canada, le nonce apostolique, Mgr Pedro Lopez Quintana. À cette occasion, nous manifesterons notre reconnaissance pour tout ce que Mgr Ouellet a accompli de bien, de beau, de grand depuis son arrivée comme archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne. Que de réalisations nous lui devons ! Entre autres : le magnifique Congrès eucharistique international de 2008, la fondation du Petit Séminaire diocésain de Québec, la venue de la communauté de l’Emmanuel, la messe interculturelle lors de la fête de l’Épiphanie et j’en passe. Il va grandement nous manquer, mais nous savons qu’il n’oubliera pas le Québec. Peut-être aurons-nous le bonheur de le voir venir présider les béatifications de Marcelle Mallet, de Marie-Josephte Fitzbach ou de Mère Julienne du Rosaire.
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vendredi 18 juin 2010
Par Soeur Thérèse,
vendredi 18 juin 2010 à 13:59 :: Le blogue de soeur Thérèse
Congrès charismatique (suite)
À 11 h, nous avons le privilège de bénéficier d’une eucharistie célébrée par Mgr Gérald Cyprien Lacroix où le Père Daniel et plusieurs autres prêtres concélèbrent. « Quelle joie de nous retrouver pour célébrer ce qu’il y a de meilleur dans notre Église : l’Eucharistie ! Quelle est belle cette image de ce Jésus les bras tendus, c’est ce qu’il y a de plus lumineux dans notre salle ! », nous dit Mgr Lacroix, en contemplant le "poster" du Sacré-Coeur, au début de la messe.
L’homélie, qui suit l’évangile, porte l’empreinte mariale de la fête du jour : le Cœur immaculé de Marie. En voici quelques phrases : « Mon enfant, pourquoi nous a-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » (Lc 2, 48) Et Jésus de répondre : « …Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » (Lc 2, 49) Entre Jésus et son Père existe une relation intime. Jésus ouvre la porte à une autre relation encore plus grande : C’est chez mon Père du ciel que je dois être ; ce sont les premiers mots de Jésus rapportés dans l’Évangile et ses derniers mots sur la croix seront : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » (Lc 23, 46) Il a voulu entraîner toute l’humanité pour qu’elle découvre le Père : « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m‘as donnés soient eux aussi avec moi… » Et pendant ce temps, « Sa mère gardait dans son cœur tous ces évènements. » (Lc 2, 51) À l’écoute du Cœur de Marie, nous apprendrons à laisser la Parole faire son œuvre en nous.
Le Renouveau charismatique est un instrument pour remettre la Parole de Dieu entre nos mains. Quelle grâce ! Quel cadeau ! « Choisir Dieu, c’est vivre selon sa Parole » nous dit Benoît XVI. La joie et la louange font partie de notre vie quotidienne. Comme les Pèlerins d’Emmaüs, nous disons : « Reste avec nous… (Lc 24, 29) ou encore « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.» (Jn 6, 68) L‘Esprit est là, discret, agissant. Il est la communion entre le Père et le Fils en Marie qui ouvre très grand son cœur pour l’accueillir. Il est dans l’Ancien Testament : l’Esprit planait sur les eaux.(Gn 1, 2) La qualité particulière de l’Esprit Saint est l’unité, Jésus est rempli de l’Esprit. Ce n’est qu’en Dieu que notre cœur trouvera le repos. Si tu as des désillusions, ouvre très grande la porte de ton cœur : c’est chez ton Père que tu dois être ; lui seul peut te combler. La place que l’on doit occuper dans l’Église ? C’est chez ton Père que tu dois être. Dieu a toujours une MISSION à nous confier : vivre, témoigner dans le monde. L’Église compte beaucoup sur toi…sur vous. Qu’il y ait de la place pour accompagner les nouveaux venus dans votre groupe. Les défis de la nouvelle évangélisation sont gigantesques, titaniques. Nous sommes démunis, mais comme les apôtres et la Vierge Marie, nous savons que l’Esprit Saint vient à notre secours pour être des porteurs de l’évangile. Seigneur, nous voulons demeurer avec Toi ; Seigneur, nous voulons porter beaucoup de fruit, car Jésus dit : Qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.» (Jn 15, 5)
Cette homélie dont je n’ai rapporté que ce que j’ai retenu, vous pourrez l’entendre à nouveau, dans quelques jours, sur ECDQ.tv
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jeudi 17 juin 2010
Par Soeur Thérèse,
jeudi 17 juin 2010 à 16:25 :: Le blogue de soeur Thérèse
Le mois de juin est riche en fêtes religieuses : fête Dieu, fête du Sacré-Cœur de Jésus, fête du Cœur Immaculé de Marie. De plus, le 12 juin, un Congrès charismatique du tonnerre ! Près de 750 participants. Le grand gymnase du Patro Roc-Amadour, à Québec, est rempli à craquer. Une foule très enthousiaste tout au long de ce samedi ensoleillé, participe à la prière et aux riches enseignements du Père Daniel Larrivée, o.ss.t.
La journée s’ouvre par un temps d’intériorité. Quelques messages interpellants, dont j’ai retenu l’essentiel, nous sont donnés : « Je fais descendre sur vous mon Esprit, vous êtes mes enfants bien-aimés. Je suis heureux au milieu de vous…» « Mes enfants, ne savez-vous pas que j’ai donné ma vie pour vous, je vous invite à vous convertir. » « Il est temps que vous répondiez à la mission ; n’ayez pas peur, revenez amoureux de moi, revenez mes témoins ; je vous invite à porter la Bonne Nouvelle pour dire au monde que le Seigneur est avec nous. »
Après ce temps de prière, Le père Daniel développe le thème : « Qui demeure en moi… porte beaucoup de fruits » Jn 15, 5. Personne n’a envie de dormir en écoutant ce prêtre si dynamique, rempli du feu de l’Esprit. Voici quelques bribes de ce premier entretien qui fait suite au message réveillez-vous : « Que cette parole nous dynamise aujourd’hui ! Que c’est difficile d’être des militants debout ! Nous sommes un peuple assis… Le Saint Esprit est notre glucosamine spirituelle : une dose qui va faire de nous des pèlerins debout, amoureux de Jésus-Christ, greffés sur Lui, donnés. Dieu n’a pas peur d’être au milieu des ténèbres, Jésus a été au milieu des ténèbres : après ses tentations dans le désert, Il alla à Capharnaüm, il a choisi d’être un témoin, un lampadaire au milieu des ténèbres, Jésus est venu accomplir l’Ancien Testament. »
« Qu’est le Renouveau charismatique ? Un peuple saisi de Dieu, un peuple de gens qui cherchent sens à leur vie. Nous devons être des flambeaux dans le monde qui vit dans les ténèbres. Revenons à l’huile qui nourrira la lampe de notre baptême pour être témoins du kérygme. Il faut devenir des saints contagieux, diffuseurs de la grâce qui est en nous. "Un saint est celui qui laisse passer la lumière", avait répondu un enfant. Depuis notre baptême, nous sommes censés être des vitraux qui laissent passer la lumière de l’Esprit saint. »
« Sommes-nous des vrais sarments greffés sur Jésus-Christ ? Jésus nous invite à nous questionner : quel rayonnement as-tu ? Ce n’est pas le temps de la démission, mais de la MISSION. Jésus ne demande pas de la quantité à faire, mais de la qualité. Tu dois t’engager, c’est la force du Renouveau. Comme Il a choisi Abraham, Moïse, David, Pierre et Paul, Marie-Madeleine qui ont répondu ME VOICI, Dieu m’a choisi (e) pour porter au monde son message d’amour. Est-ce que je réponds à la mission que Jésus veut de moi ?
Pendant la guerre de 1991, à Sarajevo, une église avait été bombardée il n'en restait que les ruines et une statue du Sacré-Coeur de Jésus, dont les bras avaient été pulvérisés par une bombe, un soldat, en contemplant cette statue se convertit et dit : "Je serai tes bras", plus tard, il devint prêtre. « Seul celui qui possède le Christ parce qu’il l’aime est un évangélisateur crédible. Réapprenons à danser avec Dieu, rythmons nos pas avec Lui. Mourir ou se convertir : si nous n’étions pas des chrétiens amateurs, le feu de la Pentecôte serait pris partout. 45 ans après Vatican II, pourquoi le Congrès a-t-il lieu ici et non au Stade olympique ? Pourquoi le Renouveau est-il en train de s’éteindre ? Si nous ne sommes pas amoureux du Christ, nous devenons des colporteurs de nos propres souffrances et on est des destructeurs de l’Église au lieu d’être des témoins de l’amour du Christ.»
« Le curé est le miroir de son assemblée ; soyez des rayonnants de la joie pascale, vous ferez sourire votre curé. Ne soyons pas des unijambistes : marchons avec les deux sandales du Christ : j’aime Dieu, j’aime mon frère. J'aime mon frère, j'aime Dieu. »
Je suis très consciente que c’est un très piètre résumé du très bel entretien que nous avons eu. Je ne peux ici y mettre tout le coloré des propos tenus, mais dans quelque temps vous pourrez sans doute l’écouter sur ECDQ.tv
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jeudi 10 juin 2010
Par Soeur Thérèse,
jeudi 10 juin 2010 à 18:17 :: Le blogue de soeur Thérèse
Le saviez-vous au Montmartre canadien du 7 au 11 juin 2010, en préparation à la Fête du Sacré-Cœur, a lieu une retraite dans la vie ? Je ne l’ai appris qu’hier soir et je me suis empressée d’y assister, car le thème m’intéressait beaucoup : « Seigneur, apprends-nous à prier ! »
Quelle belle soirée à laquelle j’ai assisté ! À 19 h 30, célébration eucharistique présidée par le Père Benoît Bigard, a. a., suivie d’un temps de méditation et d’adoration. L’homélie du président était farcie de références bibliques. Le sujet « Notre rapport aux autres… La prière de l’Église… »
Voici quelques points que j’ai retenus : « Notre prière de demandes porte souvent sur la guérison, la paix, le règlement d’une situation conflictuelle, etc. Il y a certains passages de psaume qu’on omet. Dans le psaume 136, prié le mardi de la 4e semaine dans Prière du temps présent, on finit le psaume au verset 6. Les versets 8 et 9 souhaitent la vengeance : Et toi Babylone, bientôt ravagée … Heureux ceux qui saisiront tes enfants pour les écraser contre le rocher ! ont été omis, car c’est une prière que l’on n’ose pas dire. Il faut réorienter notre prière de demande : apprendre de Jésus comment se comporter et vivre avec les autres. Viser, demander le salut plutôt que la guérison. Au paralytique que des porteurs avaient descendu par le toit de la maison pour l’introduire près de Jésus, Celui-ci dit : « Tes péchés sont pardonnés » Ensuite, il le guérit. L’hémorroïsse dans l’évangile de Luc se disait : Si seulement je pouvais toucher la frange de son vêtement, je serais guérie. » Jésus demande : « Qui m’a touché ? Une puissance est sortie de moi. » Mais la femme souffrant d’hémorragie n’était pas encore sauvée, alors Jésus lui dit : « Va ta foi t’a sauvée.» C’est le salut que Jésus veut apporter. Toute guérison physique n’est que passagère ; le salut, lui, est définitif. Rechercher la volonté de Dieu pour l’autre et non ma volonté. Accueillir le mystère de chaque personne…
Prier Dieu, c’est permettre à Dieu d’être Dieu. Prier pour les autres, c’est leur permettre d’être plus humains. Dans notre prière pour l’autre, nous ouvrir à ceux qui n’ont pas les conditions requises pour grandir en humains jusqu'à leur stature d'enfants de Dieu. « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Passer d’une prière POUR l’autre à une prière AVEC l’autre. Ça évite une prière "maternisante". Faire corps avec les autres pour construire ensemble le Corps du Christ. Le Christ est notre modèle. Sur la croix, il prie : « Père, pardonnez-leur, ils ne savent ce qu’ils font.» Saint Paul dit de Jésus, qui était sans péché, innocent : « Il s’est fait péché pour nous. »
Dans les psaumes, dans l’évangile, c’est Dieu qui prie. Tout ce qui se trouve dans les psaumes est un miroir : nos réactions sont parfois à évangéliser. Tout est de l’homme et tout est de Dieu dans la Bible. Le Christ a prié les psaumes : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Nous devons suivre le même chemin que le Christ. La prière des psaumes peut nourrir toute une vie. Avec les psaumes, laissons l’Esprit Saint prier en nous ; avec ceux-ci, nous ouvrons notre prière à un sentiment universel. Unissons-nous à ceux qui vivent en ce moment les réalités exprimées par les mots des psaumes : souffrances, malédictions, deuil, etc. La prière AVEC les autres est celle du Christ total. »
Ce soir, jeudi 10 juin, le thème sera aussi riche : Notre rapport au monde… La prière de louange.
La chapelle est bien belle et assez vaste, il y a place pour bien des personnes. Venez donc nombreux, le Sacré-Cœur vous y attend.
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Par Soeur Thérèse,
jeudi 10 juin 2010 à 14:41 :: Le blogue de soeur Thérèse
La chapelle du mont Thabor n’est plus, ce centre d’adoration du diocèse de Québec a été désacralisé le 7 novembre 2009. Les Sœurs Servantes du Très-Saint-Sacrement, vouées à l’adoration, habitent maintenant au Monastère des Pères du Saint-Sacrement. Cette chapelle, qui vient de fermer ses portes, avaient été dédiée, en 1953, à la mémoire des soldats canadiens qui avaient servi durant la Guerre 1939-1945 et de ceux qui avaient combattu lors des missions subséquentes. La prière des religieuses était un réconfort pour les militaires qui partaient plus confiants.
Jeudi soir dernier, j’ai été très heureuse, lors de la célébration de la Fête-Dieu, d’apprendre qu’un nouveau lieu de prière pour les militaires canadiens déployés en mission et pour les membres de leur famille remplacera l’œuvre de prière, autrefois, confiée aux sœurs Servantes du Très-Saint-Sacrement par le cardinal Villeneuve. 
En effet, à la demande du commandant du 5e Groupe-Brigade Mécanisé du Canada, le colonel Jean- Marc Lanthier et à celle du père Gérald Busque, s.s.s. curé de la paroisse, M. le Cardinal Marc Ouellet, par un rescrit, désigne l’église du Très-Saint-Sacrement Sanctuaire pour la Paix.
De nouveau, une très belle célébration eucharistique, présidée par M. le Cardinal ; l’église était comble, plus de 200 militaires étaient présents. Ensuite la traditionnelle procession de la Fête-Dieu avec Jésus hostie trônant dans le magnifique ostensoir fabriqué pour les processions - remises à l’honneur - à l’occasion de la préparation du CEI 2008. Au rythme de cantiques, munies de candélabre, de nombreuses personnes parcourent les rues de la ville encadrant la paroisse du Très-Saint-Sacrement. Quelle féérie ! Combien de bénédictions sont attirées sur la ville où passe Jésus rempli d’amour pour l’humanité. Cependant, c’est une procession quelque peu différente de celles à laquelle j’ai participé dans mon enfance : pas de fillettes vêtues de blanc, jetant des pétales de fleurs sur le chemin du Saint-Sacrement ni de « reposoirs » ni de maisons pavoisées, mais des gens s’interrogeant aux fenêtres des maisons situées sur le parcours.
Comme c’est bon de voir revivre les traditions ! Puisse cette sortie de Jésus dans les rues de la ville être une invitation à venir le visiter plus souvent dans le divin Sacrement de son Amour !
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mardi 1 juin 2010
Par Soeur Thérèse,
mardi 1 juin 2010 à 14:25 :: Le blogue de soeur Thérèse
PRO-VIE, PRO-CHOIX, PRO…Chaque année ces termes reviennent, marche pour la vie aux États-Unis et au Canada, clinique d’avortements, etc. Samedi le 15 mai, j’ai eu l’occasion d’assister, pour la première fois, au Congrès annuel de la Campagne Québec-vie, qui se tenait à l’hôtel Château-Laurier de Québec. Le thème exploité au cours des conférences : Une lutte pour l’âme du Québec : deux visions du mariage et de la famille. Rien du fanatisme exalté qu’on annonce dans les médias.
À 1 h, après avoir souhaité la bienvenue aux assistants, M. Georges Buscemi dans une une prière fervente implore le Seigneur. Il nous présente ensuite M. Raymond de Souza, polyglotte de renommée internationale, père de huit enfants, associé de l’organisme Human life International qui a donné au-delà de 2000 conférences sur la défense des valeurs chrétiennes et sur le combat pour le respect de la vie humaine. Cet australien d’origine brésilienne, très convaincu, grand défenseur des valeurs chrétiennes, donnera le premier entretien, entretien très documenté que je vous invite à écouter sur le site de ECDQ.tv
M. Luc Phaneuf, père de cinq enfants, un communicateur chevronné, anime et réalise l’émission Témoins de notre temps à Radio Ville-Marie. Il intervient aussi, à titre de théologien et de vulgarisateur des questions religieuses dans plusieurs stations de radio et dans plusieurs postes de télévision généraliste (TQS, TQC et RC). Il traite surtout de l’évolution religieuse du Québec depuis la Révolution tranquille, des saints et des rapports complexes entre foi et culture. Après la période de questions adressées à M. de Souza, M. Phaneuf nous entretient de la confusion morale chez les adolescents, comme père d’adolescents et enseignant depuis cinq ans en 3e et 5e secondaires, il sait de quoi il parle. Les jeunes désirent et recherchent la vérité, nous dit-il. La morale subjective a remplacé la morale objective. Il y a des codes de référence : les dix commandements de Dieu, mais ils ne sont pas dans leur radar.. Le code moral de nos jeunes est celui de la révolution culturelle : il est interdit d’interdire, slogan des années 1960. C’est le sujet qui doit décider par lui-même. Leur code moral, c’est la loi. Cependant, il faut nuancer : le code moral des enfants d’émigrés est meilleur, assure-t-il. Si le Québec vit cette situation, c’est que la plupart des grands-parents actuels ont élevé leurs enfants dans le relativisme moral, lié à la révolution sexuelle, l’hédonisme, le matérialisme. Autre élément de la crise des valeurs, le rôle des éducateurs dans les écoles : ceux-ci ne sont pas au clair dans leurs propres valeurs. De plus, le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse n’aidera pas, car la directive donnée aux enseignants est qu’aucune morale ne doit être supérieure aux autres. La culture de masse n’aide pas non plus les éducateurs. Conséquence pour nos jeunes : leur vie morale se construit en dehors de toute référence religieuse. Plus de 80% se disent agnostiques même parmi les juifs et les musulmans. Ils ont beaucoup de difficultés à concevoir un monde surnaturel, ils sont fermés à la transcendance. Je leur propose alors la règle d’or de toutes les morales, dit M. Phaneuf : ne fais pas aux autres, ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. 
La troisième conférencière et non la moindre est Mme Brigitte Bédard, née à Montréal en 1968, produit de la société libérale et du féminisme. Athée et lesbienne, elle a vécu une conversion à la saint Paul, conversion foudroyante au Catholicisme. C’est lors d’un séjour à l’abbaye St-Benoît-du-Lac, séjour proposé par un ami, qu’elle se convertit. Après trois jours de vociférations contre le moine qui la rencontrait, celui-ci lui dit : « Tu es la fille de Dieu, Si tu savais que c’est Lui qui t’a créée et qu’Il t’aime infiniment… tu vas enterrer ta culpabilité, tes remords et tu vas danser ta vie.» Ces paroles inspirées par l’Esprit Saint, dites avec tant de douceur et de conviction produisent l’effet escompté. Aujourd’hui, elle est mariée et est mère de six enfants. Journaliste indépendante, elle tient une chronique régulière dans le Nouvel Informateur catholique.
À son tour, M. Michel Lizotte nous dit comment le Québec est entré dans une culture de mort et donne la recette pour s’en sortir. Très bel exposé que je vous invite à écouter intégralement sur ECDQ.tv
C’est au rythme d’applaudissements très fournis que M. le Cardinal prend la parole. De peur de trahir sa pensée, je n’ose répéter ses paroles si lumineuses et vous renvoie plutôt à l’intégral de sa conférence sur ECDQ.tv
Je me sens privilégiée d’avoir entendu ces conférences si riches et connu des gens voués à une si noble cause : la VIE. Dans la société actuelle, sous prétexte de liberté, on oublie la vérité : Je suis la Voie, la Vérité, la Vie, dit Jésus. Alors, ces paroles du Christ ne doivent-elles pas primer sur l’opinion générale?
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jeudi 20 mai 2010
Par Soeur Thérèse,
jeudi 20 mai 2010 à 15:17 :: Le blogue de soeur Thérèse
Qui n’a pas été confronté un jour ou l’autre à la mort ? Départ soudain d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, d’un ou d’une amie très chère ? Au centre diocésain de Québec, nous avons bénéficié d’une belle conférence donnée par M. l’abbé Gabriel Ringlet, journaliste, docteur en communication sociale, professeur émérite de l’Université catholique de Louvain, une sommité en matière d'accompagnement en fin de vie.
De sa conférence intitulée "Illuminer la pesanteur", j’ai retenu quelques phrases chocs : La mort est en nous. Ne laisse pas ta mort te tuer. Il nous rappelle aussi les propos passionnés de sainte Thérèse d’Avila : Vivre toute sa vie, aimer tout son amour et vivre toute sa mort. Il ajoute : « Une société qui n’apprend pas à mourir toute sa mort ne sera pas capable de vivre toute sa vie. » Il rapporte ensuite les réflexions de Jean Sulivan, un prêtre breton, grand romancier qui nous parle de la mort de sa mère, une déchirure pour lui : « Devance tout adieu. Ceux que l’on aime, il vaut mieux leur dire adieu bien longtemps avant l’heure dernière pour les retrouver autrement, mieux… Non, elle n’est pas au bout du chemin, la mort ; elle fait partie, elle marche avec nos pas, elle prépare avec nous le café du matin, elle rit, elle pleure, elle chante avec nous. M. Ringlet conclut cette première partie qui avait comme thème DEVANCER en disant : Le véritable enjeu, c’est d’être vivant avant la mort. Zundel, un grand mystique, le grand ami de Paul VI écrivait : Si nous ne sommes pas vivants au moment de notre mort, nous ne le serons jamais.
Le deuxième point de sa conférence : ACCOMPAGNER consiste à nous expliquer le titre de sa dernière publication, Ceci est ton corps Journal d’un dénuement. Journal littéraire vrai d’une histoire absolument vraie d’une jeune femme qui dirigeait l’accueil du Prieuré dont l’auteur est l`animateur, car les sujets très, très graves, c’est par la littérature qu’on peut les faire passer, affirme-t-il, beaucoup plus que par l’essai. Journal d’un dénuement, qu’est-ce à dire ? Dénuement charnel, affectif, géographique, spirituel et le dernier dénuement, le dénuement eucharistique. Pour en savoir plus sur ce livre : http://www.dimanche.be/Ceci-est-ton-corps.html
Le titre Ceci est ton corps m’a quelque peu surprise. Dans mon esprit, cette expression fait référence aux paroles de la liturgie eucharistique prononcées par Jésus à la dernière cène et reprises par le prêtre à la consécration du pain quand il dit : ceci est mon corps. Réflexion faite, me souvenant de la lettre de saint Paul aux Éphésiens 1,23, et de l’enseignement de Pie XII, je me suis rappelé que notre corps fait partie du corps mystique de l’Église dont Jésus est la tête et dont nous sommes les membres.
Cette conférence vous pouvez l’écouter sur le site ECDQ.tv
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mercredi 12 mai 2010
Par Soeur Thérèse,
mercredi 12 mai 2010 à 17:22 :: Le blogue de soeur Thérèse
Entre dans la Bergerie, Entre dans la vie, Entre par le Cœur de Marie, Entre et sois béni ! Depuis le 25 avril, je me surprends très souvent à fredonner ce refrain du chant thème des Brebis de Jésus. En dimanche-là, j’ai eu la joie d’assister à la messe présidée par M. le Cardinal Marc Ouellet en l’église du Très-Saint-Sacrement. Comme c’était mignon de voir s’avancer les petites brebis agitant des branches de sapin pour former une haie d’honneur pendant la procession d’entrée !
À 14 h, nous avons entendu des témoins au coeur de feu nous raconter comment ils articulent leur vie de tous les jours avec la spiritualité du mouvement. Que c’est réjouissant de voir des gens engagés qui ne craignent pas de partager la foi qui les habite !
Une grande icône du Bon Pasteur trône à droite du chœur. Des jeunes brebis s’avancent, munis

de lampions, pour les déposer près de l'icône. Commence ensuite la célébration eucharistique présidée par M. le Cardinal. Après le chant d’entrée et la salutation à l’assemblée, M. le Cardinal nous fait part du message de sa Sainteté Benoît XVI au mouvement Les Brebis de Jésus : Le Saint-Père invite chaleureusement l’association à poursuivre ses efforts pour que soit offerte une pédagogie de la foi qui, dans l’écoute attentive de la Parole de Dieu, permette à chacun de découvrir le prix qu’il a aux yeux du Seigneur et de nouer avec Lui un lien paisible de confiance, d’obéissance et de générosité. Vous confiant à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église, le Saint-Père accorde de grand cœur à tous la Bénédiction apostolique. (Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’État de sa Sainteté). Tout au long de la cérémonie, la chorale, dirigée par Sr Carmen Gravel, interprète des chants très vivants, dynamiques, entraînants qui nous invitent à célébrer dans la joie.
Pendant le chant du Gloria, des Pastoureaux, des Brebis et même des Agnelets exécutent une

jolie gestuelle.
Au cours de l’homélie, M. le Cardinal commente l’évangile de saint Jean (10, 27-30) communément appelé évangile du Bon Pasteur. Il fait aussi la genèse du mouvement : « Le mouvement est né d’une inspiration donnée à Sœur Jocelyne Huot, s.f.a dans la prière. Une inspiration qui a été une mission d’évangélisation des tout- petits et des plus grands. Il ajoute Nous remercions Dieu aujourd’hui d’avoir répandu ce charisme de l’Esprit Saint chez nous et dans une vingtaine de pays. En regardant l’icône du Bon Berger, il constate : Quelle tendresse du Bon Berger pour sa brebis qu’il porte sur ses épaules ! On sent que personne ne peut arracher cette brebis de ses mains. Elle est trop précieuse pour lui, surtout quand elle est blessée ou trop fatiguée pour le suivre à pied. Chaque brebis est précieuse pour lui, surtout parce qu’elle est un cadeau du Père. Beaucoup d’amour entoure donc cette brebis et lui donne sécurité et confiance dans la vie.
Puis, en conclusion il nous incite à avoir un cœur d’enfant et à prier pour les vocations : Écoutons, nous aussi, la Parole de Dieu avec un cœur d’enfant. Mettons-la en pratique, comme Marie, la Brebis immaculée, qui est notre Mère à tous. Prions pour que le Bon Pasteur appelle et soutienne beaucoup d’autres vocations sacerdotales. Qu’Il nous donne des saints prêtres comme le Curé d’Ars !
La liturgie eucharistique se poursuit. Une belle surprise nous attend au moment de la communion : le très beau cantique du Congrès eucharistiques international 2008 Le pain et le vin de chaque eucharistie deviennent entre nos mains Don de Dieu pour la vie, la vie du monde ! Je ne fus pas la seule à vibrer en entendant ce chant, on aurait pu palper la joie de l’assistance.
Et la fête continue dans la grande salle du sous-sol après la cérémonie religieuse. À 16 h 30, c’est le temps des agapes fraternelles : un vin d’honneur, un léger goûter pour fraterniser ensemble. Une allocution de M. le Cardinal, une présentation du livret-souvenir du 25e anniversaire du mouvement et un temps de remerciement suivent. Dans la chapelle du sous-sol, une animation est prévue pour les enfants.
Sincères félicitations à la fondatrice de cet excellent mouvement, Sr Jocelyne Huot, et à tous ceux qui se consacrent à l’éducation de la foi des tout petits, des jeunes et des adolescents ! Ces jeunes pousses si bien cultivées sont une grande espérance pour l’Église. Puissent ces initiatives de nouvelles évangélisations, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, se répandre de plus en plus et leurs fruits se multiplier! Longue vie aux Brebis de Jésus !
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jeudi 6 mai 2010
Par Soeur Thérèse,
jeudi 6 mai 2010 à 16:03 :: Le blogue de soeur Thérèse
Trois événements importants se profilent à l’horizon en ce dimanche 25 avril : Messe pour l’Évangélisation célébrée par Mgr Gérald C. Lacroix à 11 h, en l’église du Très-Saint-Sacrement ; au même endroit, à 15 h, célébration eucharistique présidée par M. le Cardinal Marc Ouellet pour fêter le 25e anniversaire de la fondation des Brebis de Jésus et à 13 h 30, Pèlerinage aux tombeaux des Bienheureux. Lequel choisir ? Je ne délibère pas très longtemps et décide de participer aux messes en l’église du Très-Saint-Sacrement. Ces deux cérémonies seront télévisées et diffusées à l’émission Le Jour du Seigneur les 2 et 9 mai 2010.
Pendant la messe présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, les musiciens et les choristes de la Messe des Jeunes, associés à la chorale de la paroisse St-Thomas d’Aquin assument la partie musicale. M. Jean-Bernard Rousseau, l’animation. Nous avons eu droit à une belle célébration très parlante, rythmée de chants dynamiques. Les personnes faisant partie des différents mouvements et qui oeuvrent à l’Évangélisation étaient particulièrement invités, entre autres, le mouvement des Cursillos, les Brebis de Jésus, les Cours Alpha, les Focolari, L’École d’Évangélisation Saint-André, les Cellules paroissiales d’évangélisation, le Renouveau charismatique et le mouvement La Rencontre.
Le père Busque, curé de la paroisse, nous souhaite la bienvenue, puis à son tour, Mgr Lacroix enchaîne « Nous continuons de célébrer la joie de Pâques de dimanche en dimanche (… ) Nous prenons des forces vives (… ) Nous rendons grâce à Dieu pour toutes les mamans qui se joignent à nous pour célébrer le Christ vivant. La foi qui nous rassemble permet de vivre cette célébration dans l’unité et la joie. »
Puis la chorale, dirigée par Mme Gisèle Petitgrew, les instruments, par M. l’abbé Martin Lagacé, entonnent le chant d’entrée Louange à toi, ô Christ ! Berger de ton Église, Joyeuse et vraie lumière Tu nous donnes la vie ! À la préparation pénitentielle : J’ai vu des fleuves d’eau vive alléluia, alléluia ! Texte et musique de Markus Wittal. L’assistance, dirigée par Mme Bénédicte Raimbault se joint à la chorale pour les refrains.
Mgr Lacroix, qui jouit d’un charisme particulier, sait capter l’attention de son auditoire. Dès le début de son homélie, il nous interpelle : « Vous connaissez sans doute ce refrain, extrait de l’évangile selon saint Jean : Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu.» Il le commence et l’assistance poursuit. « La gloire de Dieu, reprend-il, c’est l’amour de Dieu pour son peuple, c’est l’amour que Dieu a pour toi, c’est l’amour que tu vivras pour l’éternité. La gloire de Dieu, comment ne pas l’annoncer à chacun, à chacune que nous rencontrons ! La gloire de Dieu, c’est l’être humain debout, libre, heureux, réalisé, saint !
Puis, faisant allusion à la 1re lecture de l’Eucharistie du 6e dimanche de Pâques, il ajoute : Certes, annoncer Jésus-Christ aujourd’hui n’est pas une mission facile. Tellement d’obstacles se présentent à nous. Il y a deux mille ans, c’est Paul et Barnabé, Jude et Silas, et tant d’autres hommes et femmes mentionnés dans les ACTES DES APÔTRES, qui ont porté le flambeau de la foi. Aujourd’hui, c’est toi, c’est moi, c’est nous qui ne pouvons pas taire cette espérance qui nous habite depuis que nous avons fait la rencontre avec Jésus, le Sauveur, le Ressuscité. L’évangélisation, ce n’est pas compliqué : dis seulement ce qui t’habite. Non ! Dis plutôt Qui t’habite. Une simple parole, un beau sourire, un service offert : tant d’occasions qui s’offrent au quotidien pour que tu annonces le Nom et la vie de Jésus Sauveur. Témoigne de ta rencontre avec le Christ et redis sans cesse comment il a transformé ta vie.
Revenant à la 1re lecture, ACTES 15, 29, il conclut en ajoutant : " En faisant cela, tu agiras bien, Courage !" Ces mots vieux de deux mille ans résonnent aujourd’hui dans nos cœurs comme un appel irrésistible à proclamer notre foi et devenir des instruments pour que beaucoup, beaucoup de nos frères et sœurs découvrent Celui qui est le chemin, la vérité et la vie : Jésus-Christ. Puis de nouveau le refrain : Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu.
Après cette homélie si riche, c’est la proclamation de notre foi et la prière universelle. Pendant la préparation des dons, la chorale interprète le très beau cantique d’André Gouzes : Le Christ va se manifester parmi nous, Celui qui est, qui était et qui vient, Dieu parmi nous va dresser sa tente. La chorale exécute encore un chant très approprié pendant la distribution de la sainte Eucharistie : Prenez et mangez, ceci est mon corps, Prenez et buvez, voici mon sang ! Ouvrez vos cœurs ! Vous ne serez plus jamais seuls : Je vous donne ma vie.
Forts de cette présence du Christ vivant qui nous habite, sûrs de son éternel amour, nous partons convaincus plus que jamais de notre rôle, discret peut-être, d’évangélisateur.
Combien d’admiration j’ai pour ces milliers de prêtres très fervents, fidèles à leur vocation d’appelé, d’élu, de représentant du Christ sur la terre et qui ont à affronter la crise actuelle de l’Église en ce dimanche de l’Évangélisation.!
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vendredi 30 avril 2010
Par Soeur Thérèse,
vendredi 30 avril 2010 à 14:20 :: Le blogue de soeur Thérèse
Quelle belle synthèse fait Mgr Gérald C. Lacroix en rappelant l’essentiel de leurs interventions après que les participants de la table ronde se furent exprimés ! L’assemblée, elle aussi, est appelée à donner ses impressions ou à exposer ses interrogations.
Pour clore cette journée si enrichissante, sous la présidence de M. le Cardinal, nous vivons une très belle liturgie de la Parole et d’Engagement. M. Gilles Bard, diacre, portant l’évangéliaire ouvre la procession d’entrée ; les servants, le présid ent de la célébration et le cérémoniaire suivent. Pendant ce temps, Linda entonne le beau chant Il nous précède en Galilée, Christ au milieu du monde ! Il nous précède en Galilée, Christ ressuscité. Sur la scène, le cierge pascal est allumé, sur une table, une belle vasque d’eau, à côté, le lutrin de table où le diacre dépose l’évangéliaire.
Pour nous préparer à la prière, M. le Cardinal nous invite au recueillement. Ensuite, un membre des EAL lit le no 33 de Lumen gentium sur l’implication des laïcs : «… les laïcs sont par-dessus tout appelés à rendre l’Église présente et agissante en tout lieu et en toute circonstance où elle ne peut devenir le sel de la terre que par leur intermédiaire. Ainsi tout laïc, en vertu des dons qu’il a reçus, est témoin et, en même temps, l’instrument de la mission de l’Église, « selon la mesure du don du Christ » (Éph 4, 7) » Après cette lecture du rôle des laïcs, c’est le refrain bien approprié : C’est notre place d’être là Et d’annoncer par notre vie De quel Amour il vit déjà Au cœur du monde d’aujourd’hui ! Ce refrain bien approprié scandera chacune des interventions.
Présentés avec un gestuel très parlant, les quatre pôles de la vie communautaire sont ensuite mis en évidence. Les cinq fonctions sont aussi évoquées par les membres des différentes équipes.
Puis le diacre proclame l’Évangile (Mat 28, 1-10) Suit alors l’homélie de M. le Cardinal que vous pourrez entendre intégralement sur ECDQ.tv
Vient ensuite, par le Président, la bénédiction de l’eau contenue dans une vasque : « Que par cette eau, aujourd’hui, soient renouvelés les engagements de notre baptême et de notre confirmation. Qu’elle soit le signe de notre foi en la présence de l’Esprit qui veut faire toutes choses nouvelles. » Après cette bénédiction, six personnes, représentant soit l’un des quatre pôles, soit la fonction de délégué, ou celle de l’équipe pastorale montent sur la scène. À tour de rôle, ils appellent les membres de l’assemblée, qui oeuvrent comme eux dans telle ou telle secteur, à se lever et à rester debout après l’intention de prière qu’ils proclameront.
Puis M. le Cardinal invite ces six personnes à renouveler leur engagement baptismal : « À la suite du Ressuscité, notre foi nous met en route sur les chemins de toutes les «Galilées». Venez vous signer de cette eau, qu’elle réveille la grâce de votre bap tême, qu’elle avive en vous le désir d’annoncer le Christ. » Chacune des six personnes reçoit un cierge baptismal qu’elle allume au cierge pascal. C’est toute l’assemblée debout qui est ensuite aspergée par le président : Que cette eau vous rappelle votre mission de baptisés, clame-t-il. Pendant que le président se déplace pour l’aspersion, on chante : Plongés en ton amour, purifiés en ton corps, tu nous envoies, tu nous envoies. Le diacre, à la fin de l’aspersion, dépose la vasque sur la table et les porteurs de cierges placent leur cierge dans le chandelier avant de retourner dans la salle. Un moment de silence impressionnant, puis M. le Cardinal prie le Notre Père. Et c’est la bénédiction solennelle ainsi que le chant de sortie Il nous précède en Galilée.
Bravo pour cette journée qui a été vraiment bénéfique ! Félicitations à tous ceux qui l’ont préparée ! Les participants ont pu s’enrichir mutuellement par les échanges, poser leurs questions, exposer leurs besoins, leurs attentes et compter sur la promesse des responsables de régions de faire tout leur possible pour répondre à leur besoin.
Quoi qu’en disent les médias, n’est-ce pas que l’Église missionnaire du Québec est bien vivante? Christ est vivant ! Il est vraiment ressuscité ! Il marche sur nos chemins. Ne le voyez-vous pas ?
Toutes ces belles réalisations vous pourrez les revivre sur le site ECDQ.tv
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mardi 27 avril 2010
Par Soeur Thérèse,
mardi 27 avril 2010 à 16:16 :: Le blogue de soeur Thérèse
Quelle belle journée nous avons vécue samedi le 17 avril au Campus Notre-dame-de- Foy de Cap Rouge ! Toutes les forces vives du diocèse étaient au rendez-vous. Ce ressourcement des EAL (Équipes d’animation locales) avait été préparé minutieusement par une équipe formidable : M. Yves Bédard, Mmes Lucille Duval, Sylvia Gauvin, et Julie Larouche et bien d’autres. Dès 8 h 30, les quelque quatre cents participants, tout souriants, se pointent et sont accueillis par les organisateurs et des bénévoles non moins sympathiques. On leur remet porte-nom, cahier du participant bien fourni et crayon. Ils se dirigent ensuite vers l’auditorium.
9 h, Mme Linda Boutet accompagnée au piano par M. Alain Dompierre chante le très beau chant à l’Esprit saint « Souffle imprévisible » paroles de Claude Bernard et musique de JO Akepsimas. Pendant ce temps, une présentation PowerPoint de photos et de projets des ÉA et des EAL défilent à l’écran. Puis, Mme Marie Chrétien, coordinatrice aux activités pastorales, toujours aussi dynamique, souhaite la bienvenue et invite l’assemblée à fêter les cinq ans d’existence du Congrès d’orientation pour l’avenir des communautés chrétiennes. Pour sa part, M. le cardinal Marc Ouellet, rappelle le lancement du projet des Équipes d’animation locales au printemps 2005 et ajoute : « Elles ont eu à coeur de rendre nos communautés plus vivantes et évangélisatrices, en explorant les quatre pôles de la vie chrétienne : l’éducation de la foi, la prière et la célébration, la fraternité et l’engagement pour la transformation du monde.» Il nous invite ensuite à invoquer constamment l’Esprit Saint, le premier Évangélisateur : « Depuis notre baptême, Il a déposé en chacun, chacune de nous des dons et des charismes qui nous permettent de participer à la mission évangélisatrice du Christ.» Il remercie ensuite chaleureusement les membres des diverses équipes de se mettre en route à la suite du Christ dans la « Galilée » de leur milieu de vie. « Le ressuscité vous précède et vous attend pour y révéler son Amour et y implanter sa Justice. N’ayez pas peur, son Esprit de Pentecôte vous donnera l’audace et la joie du disciple.»
Après ses paroles si stimulantes de notre premier Pasteur, c’est la Parole de Dieu (Mc 16, 1-7) chantée par la voix très riche de M. l’abbé Pierre Gastonguay. Ensuite, l’assemblée s’unit à Mme Linda Boutet qui entonne « Il vous précède en Galilée »; pendant ce temps défilent à l’écran les églises avec le nom des différentes paroisses du diocèse.
Une pause permet aux participants de se restaurer et de visiter les différents kiosques installés au premier étage. Ils rejoindront ensuite l’un des 20 ateliers de formation donnés par des experts en la matière parmi lesquels Mgr Maurice Couture et le Père Jean-Roch Hardy de la congrégation Saint Vincent-de-Paul. Grâce à ECVQ qui les a filmés, vous pouvez prendre connaissance de ces ateliers.
À 11 h 45, un copieux repas nous attend que nous dégustons soit à la cafétéria soit sur les terrasses aménagées à cet effet. À 13 h les ateliers d’échanges et d’approfondissement, dirigés par une équipe diocésaine ou des animateurs paroissiaux, reprennent. Il y est question des quatre pôles de la vie chrétienne, du rôle du délégué et celui de l’équipe pastorale.
Une courte pause, reprise des chants Vous le verrez en Galilée et Souffle imprévisible, signal du retour à l’auditorium à 14 h 45 pour la table ronde ronde sur l’appel du baptême, concrétisé par l’engagement à la suite Christ pour la construction du Royaume d’amour, de justice et de paix. Les participants Mme Cécile Roussin, M. Didier Kaba, Mme Zite Dufour et l’abbé Réal Grenier se sont très bien acquittés de leur tâche. Ils avaient à témoigner de leur implication en Église. Des questions leur avaient été soumises précédemment, questions qui figuraient dans le carnet des participants et sur lesquelles chacun était appelé à réfléchir : « Que signifie pour vous l’engagement au nom de votre baptême et de votre confirmation ? Quelle est l’importance de votre baptême dans votre vie, dans vos implications ? Pourquoi choisissez-vous de vous impliquer en Église ? Qu’est-ce qui fait que vous choisissez de donner votre temps et de votre personne à l’Église ? Quelle est, selon vous, la place des personnes laïques dans l’édification du Royaume ?» À suivre...
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vendredi 9 avril 2010
Par Soeur Thérèse,
vendredi 9 avril 2010 à 17:02 :: Le blogue de soeur Thérèse
Dimanche le 11 avril, au Montmartre canadien, on célèbre la fête de la divine Miséricorde. Cette fête est toute récente dans l’histoire de l’Église ; en effet, ce n’est que le 22 avril 2001 qu’est fêté cet attribut divin de la Miséricorde.
Cependant cette immense bonté du Cœur de Jésus était bien connue. Après le pape Léon XIII et d’autres grands Saints de l’Église, Marguerite-Marie Alacoque avait fait connaître au monde les promesses du Sacré Cœur de Jésus et Pie XI, dans son encyclique du 8 mai 1928, Miserentissimus Redemptor, au no 35, y avait fait écho. Plus près de nous, le 30 novembre 1980, notre cher Jean-Paul II, promulgue l’encyclique Dives in Misericordia. Pendant l’année sainte, le 30 avril 2000, il canonise sœur Faustine et annonce en même temps que, dorénavant, dans toute l’Église, le premier dimanche après Pâques prendra le nom de Dimanche de la divine Miséricorde. Il voulait ainsi répondre au désir de Jésus exprimé à sa confidente, sainte Faustine Kowalska, une religieuses polonaise à qui Jésus avait demandé l’institution de cette fête. En effet, dans Petit Journal de 1931, au no 49, nous lisons : « Je désire qu’il y ait une Fête de la Miséricorde… le premier dimanche après Pâques (…). Les flammes de la Miséricorde me brûlent. Je veux les répandre sur les âmes. » Au no 698, « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles. Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques.» « Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les écluses de ma Miséricorde sont ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition.»
Jean-Paul II, grand passionné et promoteur de la Divine Miséricorde, n’a-t-il pas rencontré Jésus miséricordieux le 2 avril 2005 à 21 h 37 aux premières Vêpres de la fête de la Divine Miséricorde qu’il avait instituée ? Le Seigneur ne voulait-il pas lui signifier sa reconnaissance pour avoir répondu au désir qu’Il avait exprimé à sainte Faustine?
Venons donc nombreux au Montmartre canadien fêter cette Divine Miséricorde et répondre ainsi au désir de notre Rédempteur. Le pape Benoît XVI nous y invite aussi : lors de la messe chrismale dans son homélie du Jeudi Saint, le 1er avril 2010, il nous rappelle que : « L’huile de la miséricorde ne devrait jamais manquer dans la lampe de notre vie. Procurons-nous en toujours à temps auprès du Seigneur – dans la rencontre avec sa Parole, dans la réception des Sacrements, dans notre présence priante auprès de Lui. » Puis le 3 avril, dans son homélie de la vigile pascale, il fait allusion à une légende juive tirée du livre apocryphe La vie d’Adam et Ève où est mentionnée l’huile de la miséricorde. Je vous invite à lire cette belle homélie très enrichissante.
Bonne fête de la divine Miséricorde !
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